Investir en LMNP dans l'ancien, c'est acheter un logement existant pour le louer meublé et gommer l'impôt sur tes loyers via la déduction des charges et l'amortissement. Le rendement brut y est systématiquement supérieur au neuf.
Pourquoi l'ancien bat le neuf à plate couture
Le marché de l'ancien offre une décote à l'achat de 20 à 30 % par rapport au neuf (VEFA). Cette différence de prix de base propulse mécaniquement ta rentabilité vers le haut.
Dans le neuf, tu paies la marge du promoteur, les normes environnementales récentes et les frais de commercialisation. Dans l'ancien, tu achètes la valeur intrinsèque de la pierre. Tu as aussi la possibilité de négocier agressivement le prix, surtout si le bien nécessite une rénovation lourde (passoire thermique F ou G).
Voici une confrontation directe des deux stratégies :
| Critère | LMNP Ancien | LMNP Neuf (VEFA) |
|---|---|---|
| Prix d'achat au m² | Décoté (prix du marché local) | Surcoté (+20 à +30 %) |
| Frais de notaire | 7 à 8 % | 2 à 3 % |
| Rendement brut moyen | 5 % à 9 % | 3 % à 4,5 % |
| Déficit via travaux | Massif (rénovation complète) | Quasi nul (peinture éventuelle) |
| Délai de mise en location | 1 à 3 mois (après travaux) | 18 à 24 mois (temps de construction) |
Les frais de notaire sont plus élevés dans l'ancien, mais cet écart est absorbé en quelques mois grâce à un prix d'achat plus bas et des loyers encaissés immédiatement.
Régime réel : l'arme fatale pour payer 0 € d'impôt
Par défaut, l'administration fiscale te place au régime micro-BIC si tes revenus locatifs sont inférieurs à 77 700 €. Ce régime applique un abattement forfaitaire de 50 % sur tes loyers (Article 50-0 du Code Général des Impôts). Tu es donc imposé sur la moitié de tes recettes.
C'est une erreur comptable majeure de rester au micro-BIC quand tu fais du LMNP dans l'ancien.
Tu dois opter pour le régime réel simplifié. Ce régime te permet de déduire tes charges réelles (intérêts d'emprunt, taxe foncière, assurance, frais de syndic, travaux) ET d'amortir la valeur de ton bien immobilier et de tes meubles.
Un exemple chiffré implacable
Tu achètes un appartement ancien à rénover.
- Prix d'achat + frais de notaire + agence : 165 000 €
- Travaux de rénovation : 25 000 €
- Meubles : 8 000 €
- Loyers annuels encaissés : 10 000 €
- Charges annuelles (intérêts, assurance, copro, taxe foncière) : 4 500 €
Option 1 : Le micro-BIC Tu déclares 10 000 €. L'État applique 50 % d'abattement. Tu es imposé sur 5 000 €. Si ta Tranche Marginale d'Imposition (TMI) est de 30 %, tu paies 30 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux (soit 47,2 %). Impôt à payer : 2 360 € par an.
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Commencer ma déclarationOption 2 : Le régime réel Tu encaisses 10 000 €. Tu déduis tes charges : - 4 500 €. Tu déduis l'amortissement du bien (environ 3 % de la valeur du bâti par an) : - 4 000 €. Tu déduis l'amortissement des travaux (sur 15 ans) : - 1 666 €. Tu déduis l'amortissement des meubles (sur 5 ans) : - 1 600 €. Résultat fiscal : 10 000 - 4 500 - 4 000 - 1 666 - 1 600 = - 1 766 €.
Tu as un déficit comptable. Tu paies 0 € d'impôt. Ce déficit est reportable sur tes bénéfices LMNP des 10 années suivantes. Tu vas encaisser 10 000 € net d'impôt pendant plus d'une décennie.
La gestion des travaux : déduction ou amortissement ?
L'achat dans l'ancien implique souvent un passage par la case travaux. Fiscalement, la nature de ces travaux dicte leur traitement comptable.
Les dépenses d'entretien et de réparation Elles remettent le bien en bon état sans en modifier la structure. Exemples : peinture, changement d'un chauffe-eau à l'identique, remplacement de quelques tuiles. Ces dépenses sont déduites intégralement l'année de leur paiement. Elles créent un déficit immédiat.
Les dépenses d'amélioration Elles apportent un équipement ou un confort nouveau. Exemples : installation d'une cuisine équipée, création d'une salle de bain supplémentaire, remplacement de fenêtres simple vitrage par du double vitrage. Ces dépenses sont immobilisées et amorties sur leur durée d'usage (généralement 10 à 15 ans).
Les dépenses de construction ou d'agrandissement Elles modifient le volume ou la surface habitable. Exemple : transformation d'un garage en studio. Ces dépenses sont ajoutées à la valeur du gros œuvre et amorties sur une très longue durée (30 à 50 ans).
Amortissement par composants : les règles comptables
L'amortissement est la constatation comptable de la perte de valeur de ton bien à cause du temps et de l'usure. Pour un LMNP dans l'ancien, tu ne peux pas amortir la totalité du prix d'achat d'un seul bloc.
Tu dois utiliser la méthode de l'amortissement par composants (Article 214-9 du Plan Comptable Général). Le prix d'achat est ventilé en plusieurs éléments, chacun ayant sa propre durée de vie :
- Le terrain : 15 à 20 % de la valeur. Il ne s'amortit jamais. Zéro exception.
- Le gros œuvre : 40 à 50 % de la valeur. Amorti sur 50 ans.
- La toiture : 10 % de la valeur. Amortie sur 25 ans.
- L'électricité et la plomberie : 10 % de la valeur. Amorties sur 15 ans.
- L'agencement intérieur : 10 % de la valeur. Amorti sur 10 ans.
C'est cette mécanique précise qui te permet de générer une charge fictive chaque année et d'annuler la fiscalité de tes loyers.
Revente et plus-value : l'avantage exclusif du LMNP
C'est la faille légale la plus puissante de l'immobilier français.
Dans un régime professionnel classique, quand tu amortis un bien, sa valeur comptable baisse. À la revente, la plus-value est calculée sur cette valeur diminuée, ce qui génère un impôt massif.
Le LMNP échappe à cette règle. Il relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (Article 150 U du CGI).
Concrètement : tu achètes un bien 150 000 €. Tu l'amortis de 50 000 € sur 10 ans. Tu le revends 180 000 €. L'impôt sur la plus-value sera calculé sur la différence entre 180 000 € et 150 000 €. Les 50 000 € d'amortissement que tu as utilisés pour ne pas payer d'impôt sur tes loyers sont totalement ignorés lors de la revente.
Tu as effacé tes impôts sur les loyers, et tu n'es pas pénalisé à la sortie.
Les démarches pour lancer ton LMNP dans l'ancien
Le passage à l'action demande de la rigueur sur les formalités administratives.
- L'immatriculation : Dans les 15 jours suivant la mise en location de ton bien ou le début de tes travaux, tu dois déclarer ton activité. Cela se passe exclusivement sur le guichet unique de l'INPI. Tu obtiendras un numéro de SIRET. C'est obligatoire pour émettre des baux valides et déclarer tes impôts.
- La CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : L'année suivant la création de ton activité, tu devras payer cette taxe locale. Tu dois remplir une déclaration initiale (formulaire 1447-C) avant le 31 décembre de l'année de création.
- La liasse fiscale : En mai de chaque année, tu dois transmettre aux impôts la liasse fiscale 2031 et ses annexes 2033. C'est ici que tu déclares tes loyers, tes charges et que tu calcules tes amortissements.
Remplir la liasse fiscale 2031 et ses annexes 2033 demande de la précision. Tu as deux options : payer un expert-comptable 500 € par an, ou générer ta déclaration toi-même en 10 minutes pour 49 € avec LMNP Facile. Le logiciel calcule automatiquement tes amortissements et télétransmet ta liasse aux impôts (EDI).
Conserve absolument toutes tes factures liées à cet investissement. Le moindre ticket de caisse de 15 € chez Leroy Merlin pour un pot de peinture, les frais de notaire, les factures des artisans et les tickets d'ameublement doivent être scannés et stockés. C'est la matière première qui te servira à justifier tes charges en cas de contrôle de l'administration fiscale.
Outil gratuit pour aller plus loin
Questions fréquentes
Peut-on amortir un bien ancien en LMNP ?
Faut-il choisir le micro-BIC ou le régime réel dans l'ancien ?
Les travaux de rénovation sont-ils déductibles ?
Comment déclarer son début d'activité LMNP ?
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